No azul líquido é somente
um ponto anónimo da carta.
Ó minha fala inconsequente!
Saudade morna do ausente,
distante ainda que não parta!
O horizonte é linha de água
por estrelas-peixe enodoada.
Se me recorto em bruma e mágoa,
à solidão da ilha trago-a
dentro de mim petrificada.
quarta-feira, 19 de novembro de 2014
#14 - ILHA, Daniel Filipe
segunda-feira, 20 de outubro de 2014
#13 - BRISE MARINE, Stéphane Mallarmé
La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.
Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'etre parmi l'écume inconnue et les cieux!
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeaux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai! Steamer balançant ta mâture,
Lèvre l'ancre pour une exotique nature!
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots!
Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'etre parmi l'écume inconnue et les cieux!
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeaux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai! Steamer balançant ta mâture,
Lèvre l'ancre pour une exotique nature!
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots!
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